Belga
Alors que le gouvernement Leterme Ier souhaite que les candidats à la naturalisation apportent la preuve de leur "volonté d'intégration", sans avoir encore précisé la manière dont cette volonté sera testée, l'asbl Objectif a présenté, jeudi, les résultats d'une enquête scientifique sur les effets des examens linguistiques et d'intégration pour l'acquisition de la nationalité. Des exigences qui semblent bien fondées mais dont la pratique d'exécution n'atteint pas toujours l'objectif prévu.
Ainsi aux Pays-Bas, l'examen de naturalisation est entré en vigueur en 2003 et le nombre de demandes de naturalisation a chuté de 70% entre 2002 et 2004. En Autriche et au Danemark, où un examen similaire est devenu obligatoire, les demandes ont, elles aussi, chuté de manière significative. L'asbl Objectif et d'autres associations belges se demandent dès lors si ces examens ont pour but d'aider les immigrés à s'intégrer ou s'ils sont davantage un moyen d'exercer un contrôle migratoire et espèrent que la Belgique tiendra compte des expériences négatives de certains pays voisins dans sa politique d'intégration.
"En ce qui concerne les Pays-Bas, ce sont, dans la majorité des cas, les personnes socialement faibles et peu scolarisées qui sont mises sur la touche", constate Ricky van Oers, juriste et chercheuse au Centre pour le droit de migration à l'université Radboud de Nimègue.
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