mardi 22 avril 2008

Les plus exposés s'exposent(Le Soir)

Demandeurs d'asile et SDF ont photographié leur univers. Coeurs et codes bouleversés.

« C’était notre chambre à coucher. Nous avons dû quitter l’appartement il y a 10 jours. » © Famille S.
J'ai pris des photos de choses qui ne devraient pas exister », mais aussi de chaises alignées dans ce café du centre parce que « l'appareil s'est déclenché accidentellement »… Ces deux phrases de M., 33 ans, musicien du Maroc, pourraient à elles seules légender toute l'expo Bribes d'ailleurs organisée par Médecins sans Frontières aux Halles Saint-Géry.
Ils sont arrivés chez nous il y a un ou dix ans, seuls ou en famille, venant d'Afrique, d'Amérique du Sud, d'Europe de l'Est. Ils sont devenus des patients occasionnels ou réguliers des soignants sans barrières. Un jour, ceux-ci leur ont proposé un appareil jetable pour qu'ils saisissent, une semaine durant, des bribes de leur quotidien.
On plonge à s'y noyer dans l'abîme des yeux de la famille S., passée d'ex-Yougoslavie au métro « en route vers le colis alimentaire ». Plutôt que les gens, M., 48 ans, de Mauritanie, comme A., 40 ans, du Maroc, préfèrent cadrer les pigeons, les affiches, voire les murs « suintant l'humidité ». P., 19 ans, de Moldavie, zoome, lui, sur les animaux (« C'est important, c'est comme les hommes »), les plantes (qui « permettent qu'on vive mieux »), les chantiers (« portes ouvertes sur le monde en construction »). F., la chanteuse du Nigeria, choisit son tram 81, et surtout l'immense Christ sous lequel elle, ou une autre, pose : « On sent que Jésus est là ». Il est aussi dans l'église pentecôtiste où la famille D., du Brésil, respire peut-être mieux qu'en son unique « pièce à tout faire ». Où ils sourient pourtant de toutes leurs dents, comme A., le cuisinier marocain de 33 ans, en son autoportrait hilare. D., 44 ans, photographie « des endroits qu'il trouve jolis » lorsqu'il se promène, beaucoup, faute d'avoir autre chose à faire.


Halles Saint-Géry

Helft meer huizen te koop

Het aantal huizen dat te koop staat, is in twee jaar tijd met meer dan de helft gestegen. Dat blijkt uit cijfers van de website Immoweb, zo schrijft Het Laatste Nieuws.In april 2006 stonden daar 47.427 panden te koop, eind maart van dit jaar waren dat er 73.006. Dat is een stijging met 53,9 procent. "De reden vind je vooral bij de stagnerende huizenmarkt", zegt Frank Thiers, vice-voorzitter van het Beroepsinstituut van Vastgoedmakelaars. "Twee jaar geleden kochten mensen bijna 'blind' huizen tegen te hoge prijzen, omdat ze wisten dat de waarde ervan toch nog fiks zou stijgen. Nu zijn ze daar niet meer zeker van en denken ze veel meer na voor ze kopen.", aldus Thiers. "Zo blijven huizen langer staan

Pour une histoire d'Europe interculturelle

Français et Allemands parviennent à écrire une histoire commune
Le chroniqueur Pol Mathil commente la prochaine sortie du deuxième volume du manuel d'histoire commun franco-allemand, qui porte sur la période 1815-1945. "Comment les Allemands et les Français ont-ils fait pour relever le défi le plus difficile à affronter, à savoir pouvoir offrir à leur jeunesse une vue commune sur les événements dont la mémoire, les émotions et les visions totalement différentes les ont toujours divisées ? (...) Ce qui a été possible en Occident grâce à la démocratie et à la construction de l'Europe, et qui est essentiel pour la réconciliation des peuples, reste à faire dans l'ancienne Europe kidnappée, où pendant un demi-siècle toute vérité est bannie de l'enseignement et a fortiori du débat historique et politique. Comment par exemple concilier la mémoire des Polonais pour qui le massacre (...) de Katyn est un génocide, avec la version russe (...)? Le projet d'un manuel commun polono-allemand est en chantier. Pas plus facile."
Le Soi

Bert Anciaux plaide avec force pour un dialogue cultures

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En cette année du dialogue interculturel européen, Bert Anciaux , minisistre flmand de la culture a brisé aux Buren une lance en faveur de l'intrerculturel.
Pour lui l'interculturel est un défi: "een interculturele uitdaging".
Cela s'est passé au cours d'un débat sur l'avenir de la Belgique organisé par le centre culturel des Pays-Bas à bruxelles, De Buren, où defile le gratin des polititiciens flamands,(Jean Luc Dehaene, Louis Toback) et des intellectuels néerlandophones, Yves Desmedt (De morgen), Peter Vandermeersch(De Morgen) , Rik Torfs (KUL) Piet Piryns (Knack) Walter Zinsen (VRT). De Buren avaient invité Bart Dirk, journaliste hollandais accrédité à Bruxelles a prendre la parole à l'occasion de la parution de son livre: "België bestaat"-cultuurwijzer van een gespleten land". "Oui a Belgique existe, guide culturel pour mieux comprendre un pays éclaté". Pour le célèbre politologue de l'université de Gand, Carl Devos l'identité belge est une non identité "een absurd surrealistich samenzijn". Une nation qui fait la démonstarion de l'impossibilité du vivre ensemble grâce aux compromis à la belge.
Bert anciaux au contraire croit sincèrement en l'avenir d'une belgique interculturelle. , "Ik geloof aan Brussel als dé interculturele stad en aan België als intercultureel land"
"Behoud je identiteit maar bouw bruggen naar de andere culturen"
Il a ajouté qu'il déterminé a encourager finacièrement toute initiative allant dans ce sens et en particulier à Bruxelles où la Communauté flamande est continuera à investir dans l'interculturel. Ce message avait été martelé lors de l'inauguration, l'après midi même FM Brussel 98.8 à Flagey. Dont acte.

A L'EST QUOI DE NOUVEAU? L 'INTERCULTUREL à coup sûr

La République tchèque, terre d'accueil des migrants
Le statut de la République tchèque évolue progressivement : au départ, le pays était un pays de transit et, de plus en plus, il est devenu une destination pour de nombreux migrants. Tomas Nemecek commente cette consécration. "Dans quel autre pays d'Europe centrale peut-on aller ? La Hongrie connaît des problèmes économiques ; la Slovaquie se développe, mais la société tend à se replier sur elle-même ; la Pologne a déjà fort à faire pour faire revenir les jeunes Polonais. En revanche, la République tchèque, qui a de nombreux emplois à pourvoir, offre tranquillité et sécurité aux nouveaux riches de l'ex-Union soviétique. En cinq ans, le nombre de Russes habitant à Prague a doublé. Enfin, à la différence de la France et de l'Allemagne, la majorité des Tchèques n'ont pas l'impression que les étrangers viennent voler leur pain. La plupart des immigrants sont des Ukrainiens ou des Slovaques : leur culture, leur langue et leur histoire nous sont familières."
Hospodarske Noviny (République tchèque) faire un bilan le 19/04/2007






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lundi 14 avril 2008

Le Tibet m'agace


Par Jérome Leroy, romancier.
(Libération)

La bonne conscience occidentale se polarise sur les robes safran des moines tibétains, laissant de côté la surexploitation des centaines de millions de ming-gong.

Le Tibet m'agace. Entendons-nous bien, pas les Tibétains, mais le Tibet, l'idée du Tibet. Le Tibet, cette bonne conscience universelle, cette utopie pour bobos friqués en mal de spiritualité, cette destination pour amateurs européens de trekking qui finiront par avoir besoin d'itinéraires balisés et de toilettes publiques sur les contreforts himalayens. Le Dalaï-Lama m'agace aussi, beaucoup. Il est devenu une manière de référence obligée, avec respect obligatoire dès qu'on évoque son nom et sa personne. Tous ceux qui de par le monde tentent aussi de libérer leur peuple, notamment en Amérique latine, les Chavez, les Morales, sont suspectés d'être des dictateurs, des généraux Alcazar en puissance. En revanche, le dalaï-lama n'a que des qualités. Qu'il se prétende la réincarnation de Bouddha n'a pas l'air de choquer plus que ça un vieux pays cartésien comme le nôtre, bien plus prompt par les temps qui rampent à moquer les Catholiques qui croient à la résurrection des corps. La religion, c'est toujours mieux chez les autres, c'est bien connu. Que le projet politique du Dalaï-Lama reste une restauration théocratique ne choque pas plus que ça les intellectuels qui ont pris option droits de l'homme au baccalauréat des apparitions médiatiques.

Jérome Leroy

dimanche 13 avril 2008

ECOLE / Offensive créationniste et exigences scientifiques


Des futurs professeurs refusent d’enseigner la théorie de l’évolution. Les ministres sont interpellés.

D.R.
Darwin ne plaît décidément pas à tout le monde. Aujourd’hui, en Belgique, de futurs enseignants (biologistes, normaliens…) se montrent réticents à l’idée de dispenser la théorie de l’évolution. Préférant, de loin, les thèses créationnistes affirmant que la naissance de l’univers et des êtres vivants ont été « dirigés » par une entité supérieure.
Cette situation inquiète certaines directions d’écoles, ainsi que les formateurs.
Ceux-ci s’adressent aux élèves de 6e secondaire, dans tout l’enseignement subventionné. En outre, les jeunes instituteurs ou professeurs devront se conformer aux prescrits du décret « missions ». « On ne peut pas empêcher un pédagogue d’avoir des convictions religieuses, c’est une liberté fondamentale, rappelle Laurence Perbal, aspirante au FNRS (ULB). Mais il n’a pas le droit d’aller à l’encontre des programmes officiels. »
D’où le budget débloqué par la Communauté française (138.000 euros) pour confier à trois chercheurs de l’ULB le soin de mener à bien une enquête dans une soixantaine d’écoles afin de mesurer l’ampleur du phénomène et créer, à terme, des outils pour mieux appréhender ces thèses créationnistes. D’ici là, annonce le ministre Dupont, les profs bénéficieront d’un module de formation continue portant sur « les conflits de loyauté vécus par l’élève vis-à-vis de ses pairs ou vis-à-vis de sa famille ». En effet, nombre d’élèves ayant reçu une éducation religieuse sont parfois écartelés entre leur vécu et ce qu’on leur enseigne en classe (biologie,
Et pour les futurs enseignants ? « Nous devons être fermes, estime Jean-Christophe de Biseau, responsable de l’agrégation en biologie (ULB). Certains futurs profs de bio présentent de sérieuses lacunes en matière de théorie de l’évolution. Et puis il y a ceux qui se refusent à enseigner cette matière. C’est le cas de certains musulmans ou de stagiaires venus du Maroc. On ne peut pas transiger là-dessus : à chacun ses croyances ; mais la science, c’est autre chose. »