La romancière française Olivia Rosenthal s'inquiète de l'uniformisation des goûts littéraires qui découle de la logique commerciale des best-sellers. "Au lieu de s'accrocher au hit parade des livres les mieux vendus, comme si cela pouvait faire office de critère, comme si le règne du goût pouvait remplacer la recherche du sens, comme si on devait tous aimer pareil et penser pareil et éprouver les mêmes émotions, comme si l''universel', qui est le nom philosophique que l'on donne à l'uniformisation, avait un quelconque rôle dans l'élaboration d'une oeuvre d'art, on ferait mieux d'admettre et de défendre une idée toute simple mais qui n'est pas très répandue : c'est que la littérature ne peut pas être, ne sera jamais une pratique majoritaire, parce qu'elle est, par nature, subversive."
Le Monde
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